L’Alophore hémiptère est présente sur l'ensemble de la Picardie. Les observations sont généralement dispersées mais cela est probablement due à un manque de prospection, les diptères étant peu inventoriés.
Cette mouche s'observe facilement à vue, de part sa taille et sa coloration, sur de nombreuses ombellifères comme les berces.
Cette tachinaire s’observe dans différents milieux comme les friches thermophiles, les lisières et clairières forestières ou encore les coteaux calcaires.
Dans notre région, l’espèce ne semble faire qu’une seule génération par an et s’observe surtout pendant les mois de juillet et août.
La femelle de cette espèce pond ses œufs sur des punaises, comme les Pentatomidae, et les larves s'en nourrissent.
Un grand nombre des punaises que l'Alophore hémiptère parasite ne sont pas menacées et s'observe dans un grand nombre d'habitats. Cette mouche n'est donc pas en danger en région actuellement.
Le mâle et la femelle ont un dimorphisme sexuel très accentué. Le mâle a des ailes plus larges et colorées que la femelle. L’espèce a pour caractéristique d’avoir les côtés du thorax avec des poils roux/doré, ce qui permet de la séparer des autres espèces de
Phasia, notamment de
Phasia aurigera.
Ectophasia crassipennis est très proche mais s’en distingue au niveau des ailes, avec la cellule r4+5 qui est fermée chez le genre
Phasia.
Allophora hemiptera (Fabricius, 1794)
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Alophora hemiptera (Fabricius, 1794)
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Phasia (Phasia) hemiptera (Fabricius, 1794)
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Syrphus hemipterus Fabricius, 1794